Les habitudes alimentaires des juniors sont fortement influencées par leurs préférences et la perception qu’ils ont des aliments qu’ils consomment. Leurs choix reposent sur plusieurs dimensions sensorielles : le goût, les textures, l’odorat, mais aussi l’aspect visuel des produits.
Selon C. Rioux, Chercheure à l’INRAE, les enfants présentent dès la naissance une attirance naturelle pour le goût sucré. Les travaux de Desor et al. (19871) montrent également qu’une intensité sucrée plus élevée est nécessaire chez l’enfant pour obtenir un niveau d’appréciation comparable à celui de l’adulte. À l’inverse, l’amertume est souvent moins bien acceptée, ce qui peut contribuer au rejet de certains légumes.
Cependant, ces préférences ne sont pas immuables. C. Rioux souligne l’importance de la fréquence et du moment d’exposition aux aliments dans leur acceptation par les enfants. Une introduction précoce et répétée d’un aliment peut ainsi favoriser son appréciation au fil du temps.
Les catégories de produits privilégiées varient selon les tranches d’âge, mais certaines tendances se dégagent. Les boissons rafraîchissantes sans alcool représentent en moyenne plus de 11 % des quantités totales de boissons consommées. Chez les 11-17 ans, les produits de type sandwichs, pizzas, tartes, pâtisseries et biscuits salés représentent 7,4 % des aliments consommés, tandis que les viennoiseries, pâtisseries, gâteaux et biscuits sucrés atteignent 7,9 % chez les 0-10 ans2.
Au sein même des catégories alimentaires, des préférences spécifiques apparaissent. Les fruits les plus appréciés des enfants seraient notamment les pommes, oranges, mandarines, kiwis, fraises, bananes et pastèques (Kostecka et al., 20213).
Toutes les clés pour développer des produits adaptés aux attentes des juniors seront abordées dans le cadre du projet : « Les enjeux actuels de l’alimentation du junior : formuler clean, équilibré et durable », réalisé par NOVALIM avec le soutien financier du DINAII – Ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire.
1 Desor, J. A., & Beauchamp, G. K. (1987). Longitudinal changes in sweet preferences in humans. Physiology & Behavior, 39(5), 639–641. https://doi.org/10.1016/0031-9384(87)90166-1
2 https://www.data.gouv.fr/datasets/donnees-de-consommations-et-habitudes-alimentaires-de-letude-inca-3
3 Kostecka, M.; Kostecka-Jarecka, J. Knowledge on the Complementary Feeding of Infants Older than Six Months among Mothers Following Vegetarian and Traditional Diets. Nutrients 2021, 13,3973. https://doi.org/10.3390/nu13113973
Réalisé avec le soutien financier du DINAII
